Un homme se réveille dans une chambre inconnue. Les murs ont la texture d’un souvenir flou, les objets semblent à la fois familiers et déformés. En avançant, il comprend qu’il rêve, mais cette lucidité ne dissipe pas l’illusion. Tout paraît cohérent, et pourtant, il sait que rien n’est réel. À son réveil, la sensation persiste : et si l’éveil n’était qu’un autre niveau de fiction ?
Les perceptions forment un flux que le cerveau organise en une construction que l’on nomme réalité. Mais cette réalité est déjà une virtualité, une approximation du réel que nous ne touchons jamais directement. À cela s’ajoute une couche supplémentaire : la réalité virtuelle, qui n’est qu’une virtualité appliquée sur la première. Loin d’être un monde parallèle, elle révèle plutôt la nature illusoire de ce que nous tenons pour vrai.
Prendre conscience de cette construction ouvre un espace de souplesse. Être au plus près du réel sans s’y perdre exige un savoir-faire avec l’inconsistance du monde. Car se réfugier dans l’imaginaire des représentations rassure, mais éloigne de l’être. Où commence la fiction ? Où finit la réalité ? Peut-être est-ce la question elle-même qui nous maintient en exil.
Entre rêve et réalité, où commence l’illusion du monde ? (Image générée par DALLE d’OpenAI)
Le flou entre virtualité et réalité
Il y a ce que l’on croit voir, ce que l’on interprète et ce qui existe, peut-être, derrière le voile des perceptions. La réalité vacille, instable, tantôt rugueuse, tantôt évanescente. Entre ce qui est et ce qui semble être, l’écart est souvent imperceptible, et pourtant il définit notre quotidien. Nous nous accrochons à ce que nous appelons réel, ignorant que cette construction est une approximation, une stabilisation temporaire d’un monde insaisissable.
Une virtualité nommée réalité
Les perceptions ne sont que des influx électriques transformés en représentations. Nos yeux captent des fragments de lumière, nos oreilles des vibrations, notre peau des pressions. Puis, notre cerveau organise ce chaos en une version exploitable, simplifiée, qu’il nous présente comme unique et indiscutable : la réalité.
Mais cette réalité est une virtualité de premier niveau, une projection stabilisée de ce qui pourrait exister au-delà. Elle est déjà une interprétation, une fiction nécessaire pour naviguer dans l’environnement. Lorsque nous ajoutons à cela les réalités virtuelles, les prolongements numériques, nous ne faisons qu’empiler des couches de virtualité sur une virtualité originelle.
La détérioration du réel
Ce que nous appelons réalité n’est qu’une production approximative d’un réel qui nous échappe. Notre esprit, dans son effort d’organisation, simplifie, déforme et omet. Chaque perception est une réduction, une traduction infidèle d’une matière première inaccessible. Ainsi, nous ne vivons jamais dans le réel, mais dans un dérivé appauvri, une version édulcorée et adaptée à nos limitations biologiques et cognitives.
Retrouver la souplesse du rapport au réel
Prendre conscience de cette virtualité de la réalité, c’est ouvrir un espace de liberté. Si ce que nous croyons immuable n’est qu’une construction, alors il devient possible de jouer avec les perspectives, de remodeler l’expérience. Ceux qui s’accrochent rigidement à leurs représentations risquent l’engloutissement, figés dans un monde qu’ils croient fixe mais qui ne l’a jamais été.
À l’inverse, accepter l’inconsistance de la réalité permet d’évoluer avec elle, de la traverser au lieu de s’y heurter. C’est un savoir-faire délicat, une navigation entre ce qui semble réel et ce qui demeure insaisissable. Ceux qui cultivent cette souplesse échappent aux certitudes sclérosantes et trouvent dans cette fluidité un espace propice à la transformation.
Éviter le piège des représentations fantasmatiques
Face à cette insaisissabilité du réel, certains se réfugient dans l’imaginaire. Ils s’accrochent à des représentations figées, des récits intérieurs qui leur semblent plus solides que le monde mouvant. Mais ce refuge, loin d’apporter une stabilité véritable, ne fait que les éloigner de l’être.
Se perdre dans des fantasmes rigides, dans des histoires trop bien construites, c’est s’éloigner de la richesse du présent. Être au plus près de son réel sans s’y noyer demande une vigilance subtile, un équilibre entre l’acceptation de l’impermanence et la nécessité de poser des repères.
Une invitation à percevoir autrement
Un homme marche dans une rue qu’il connaît depuis toujours. Il sait où sont les commerces, où s’élèvent les immeubles, où les pavés sont inégaux. Mais aujourd’hui, quelque chose a changé. Il ne saurait dire quoi. Les façades semblent plus lisses, les bruits plus feutrés. Il s’arrête et regarde autour de lui, comme s’il voyait cet endroit pour la première fois.
Peut-être que rien n’a changé, sauf son regard. Peut-être que la réalité qu’il croyait fixe vient de se fissurer, révélant l’espace derrière le décor. Et dans cette fêlure, une brèche s’ouvre, invitant à explorer autrement, à laisser derrière soi les certitudes et à s’aventurer là où le réel danse avec l’illusion.
Article créé avec la collaboration de Chat GPT d’OpenAI